Les cent premiers jours d’un mandat municipal sont généralement le moment où une nouvelle équipe donne le cap, fixe ses priorités et démontre sa capacité à répondre aux attentes des habitants.

Factuellement, après plus de cent jours de mandat, la gestion de dossiers majeurs suscite déjà des interrogations légitimes. Les difficultés auxquelles notre commune est confrontée restent largement présentes et les réponses apportées apparaissent, à ce stade, encore insuffisantes.

Une urgence médicale toujours sans solution

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L’accès aux soins est aujourd’hui l’une des principales préoccupations des Montluistes.

Depuis le mois d’avril, notre commune de près de 7 000 habitants ne dispose plus de médecin généraliste. Cette situation pénalise de nombreuses familles et des personnes âgées, mais aussi les habitants les plus fragiles ou dépourvus de moyens de transport. 

La mise en place d’une cabine de téléconsultation constitue une réponse d’urgence utile, mais elle ne saurait remplacer une véritable offre médicale de proximité.

Cette situation est le résultat d’un manque d’anticipation accumulé depuis plusieurs mandats. Les habitants attendent désormais une stratégie ambitieuse, fondée sur des investissements, des partenariats et une véritable politique d’attractivité afin de permettre l’installation durable de nouveaux professionnels de santé. 

À ce jour, malgré quelques mesures ponctuelles, aucun plan d’ensemble n’a encore été présenté. Des centaines de personnes se retrouvent sans médecin traitant !

La perte des agréments CAF du Trait d’Union : un signal préoccupant

Le Trait d’Union est un acteur majeur de la vie sociale de notre commune. 

La perte successive des agréments Centre social puis EVS (Espace de Vie Sociale) retirés par la Caisse d’Allocations Familiales à la commune de Montluel ne peut être considérée comme un simple incident administratif. Ces agréments permettent d’obtenir des financements indispensables au développement d’actions en faveur des familles, des jeunes et de la cohésion sociale.

À cela s’ajoute un déménagement dans des locaux neufs mais dont les capacités apparaissent aujourd’hui limitées au regard des besoins. Malgré l’engagement et le professionnalisme des équipes, qui ont su maintenir les activités dans un contexte rendu difficile par l’absence de direction depuis de nombreux mois, cette situation fragilise le fonctionnement du Trait d’Union et interroge sur les moyens qui lui sont réellement consacrés. 

Tout au long du mandat, notre groupe rappellera l’importance de retrouver un « Centre social » pleinement opérationnel, doté des moyens nécessaires à ses missions.

Des associations fragilisées : des inquiétudes pour l’avenir

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Aujourd’hui, plusieurs associations historiques, notamment les Restos du Cœur, l’AbriCôtière, ou encore Cycle Avenir connaissent une situation particulièrement préoccupante. Leur avenir semble aujourd’hui incertain et, sans accompagnement adapté, elles pourraient être contraintes de mettre fin à leurs activités ou de quitter le secteur dans les prochains mois.

Une telle perspective constituerait une perte importante pour notre commune et pour les nombreux habitants que ces associations accompagnent au quotidien.

Les bénévoles consacrent un temps considérable au service des autres. Ils devraient pouvoir compter sur un soutien de la municipalité à la hauteur de leur engagement. 

Politique de la ville : au-delà des appels à projets, une vision à construire

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La politique de la ville ne peut pas se résumer à une succession d’appels à projets. Elle doit s’inscrire dans la durée, avec une présence permanente auprès des habitants, des associations et des partenaires locaux.

Or, à Montluel, nous constatons un manque de continuité. Le poste d’adulte-relais est vacant depuis octobre 2025 et la programmation 2026 n’a été présentée au conseil municipal qu’au début de l’été. Plusieurs associations demeurent par ailleurs dans l’attente de décisions concernant l’avenir du local des Peupliers. 

Lors du conseil municipal, Mieux vivre à Montluel a demandé davantage de transparence sur les projets retenus et a demandé à ce que ses élu-e-s puissent participer au comité de pilotage du Contrat de Ville.

Des agents municipaux en difficulté

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Une commune se construit grâce à son tissu associatif mais également grâce à des agents municipaux reconnus, soutenus et pleinement investis. 

Plusieurs remontées de terrain font état d’un malaise ressenti parmi certains agents municipaux dès ce printemps. Compte tenu des difficultés que les services ont déjà connues par le passé, cette situation mérite toute notre attention.

Nous espérons qu’un dialogue constructif permettra de retrouver rapidement un climat de confiance au sein des équipes. Fidèles à nos engagements de campagne, nous resterons à l’écoute des agents municipaux comme des habitants afin de signaler toute difficulté susceptible d’affecter le bien-être des personnes et la qualité du service public.

Une politique d’investissements encore sans orientation clairement affirmée

À la lecture des premières délibérations budgétaires, les investissements consacrés aux enjeux structurants de la commune apparaissent encore limités.

Les habitants attendent pourtant une véritable vision de long terme, des priorités clairement définies et une programmation des investissements permettant de préparer l’avenir de Montluel. Lors du dernier conseil, nous avons évoqué les enjeux de l’adaptation au changement climatique et de la mobilité. 

Face à la multiplication des vagues de chaleur, Mieux vivre à Montluel a interrogé la municipalité sur sa stratégie d’adaptation des écoles : diagnostic du confort thermique, végétalisation, isolation, protection solaire et programmation des investissements. 

La municipalité a indiqué avoir engagé depuis deux ans plusieurs travaux d’amélioration (menuiseries, végétalisation partielle des cours) et confirmé que de nouveaux investissements étaient prévus dans les prochaines années (toitures et menuiseries à Daudet cet été) afin d’améliorer le confort des élèves et des personnels. Nous souhaitons que ce sujet soit approfondi en commissions. 

Nous avons également interrogé la municipalité sur le développement de fontaines et de points d’eau potable accessibles dans l’espace public. La mairie considère qu’elle ne prévoit pas de nouveaux points d’eau par crainte de dégradation et de gaspillage. Elle indique que les établissements recevant du public (ERP) disposent de points d’eau accessibles au public. 

En matière de mobilité, Mieux vivre à Montluel a demandé quand le centre-ville bénéficierait d’aménagements et d’une signalisation, adaptés aux déplacements à pied et à vélo, afin de sécuriser les trajets des habitants. Nous avons rappelé que, si la 3CM planifie les mobilités à l’échelle du territoire, il appartient à la commune d’aménager son espace public pour favoriser les mobilités douces. En réponse, le Directeur général des services a indiqué que des itinéraires de rabattement vers la gare et l’installation d’arceaux à vélos étaient en cours de réalisation, et que l’étude d’un projet de piste cyclable en centre-ville venait d’être engagé avec les services du Département, pour une mise en œuvre envisagée à l’horizon 2029.

Une transparence qui doit être renforcée

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Plusieurs décisions importantes continuent d’être prises sans que les habitants disposent d’une information suffisamment précise. À titre d’exemple, l’acquisition puis la démolition de la maison située à proximité immédiate de l’école Saint-Exupéry soulèvent plusieurs interrogations. Les travaux ont été engagés sans présentation publique du projet d’ensemble. Quel sera l’aménagement futur ? Quel calendrier ? Quel coût pour la collectivité ? Quels seront les impacts pour les riverains et pour les établissements scolaires ? 

À ce jour, ces questions restent largement sans réponse. En attendant, de nombreux arbres ont été rasés sur ce terrain, alors que les canicules se succèdent et que les records de température sont battus. 

Des besoins de désengorgement des écoles et du périscolaire seraient nécessaires… Nous considérons qu’un projet aussi important mérite une véritable concertation et une information transparente des habitants en amont de sa réalisation.

Un fonctionnement démocratique qui interroge

Au-delà du manque d’information sur certains dossiers, les propositions du groupe minoritaire sont, selon nous, très rarement prises en considération.

Face à l’ampleur des violences sexistes, sexuelles et du harcèlement subis par les enfants, Mieux vivre à Montluel a demandé à la municipalité de mettre en place un véritable plan communal de prévention et de détection. Celui-ci pourrait s’appuyer sur les associations spécialisées, la formation des professionnels intervenant auprès des enfants, la désignation de référents et des dispositifs éprouvés comme les boîtes-aux-lettres de l’association Les Papillons, afin de favoriser la protection et la libération de la parole des enfants. Nous demandons à ce que cette proposition soit étudiée en commission. 

Le nouveau règlement intérieur du conseil municipal illustre également cette tendance. Certaines dispositions rendent plus complexe l’exercice du mandat des élus d’opposition et limitent leurs possibilités d’intervention. 

Pourtant, dans une démocratie locale apaisée, majorité et opposition doivent pouvoir exercer pleinement leur rôle dans le respect des institutions. La transparence, l’accès à l’information et le débat contradictoire ne ralentissent pas l’action publique : ils contribuent au contraire à améliorer la qualité des décisions prises. 

Nous espérons que la mise en place des commissions municipales (Affaires scolaires, Affaires sociales, Finances, Associations, Aménagements urbains, travaux et environnement, Urbanisme et environnement, Attractivité) et leurs réunions régulières permettront d’améliorer le travail municipal au bénéfice de l’intérêt général. 

Nous rappelons aussi que la Commission Accessibilité est toujours en attente de constitution bien que cette instance est obligatoire de très longue date. 

Notre engagement reste intact

Face à ces constats, les cinq élu-e-s de Mieux vivre à Montluel, accompagné-e-s par les membres de notre collectif, poursuivent leur engagement avec détermination.

Notre rôle est d’analyser chaque décision municipale, d’alerter lorsque cela est nécessaire, de proposer des alternatives, lorsque cela est nécessaire et de défendre l’intérêt général.

Nous resterons particulièrement vigilants sur l’accès aux soins, le maintien des services publics de proximité, le soutien aux associations, la transparence de l’action municipale, la transition écologique et les investissements de long terme, ainsi que la qualité du débat démocratique.

Construire ensemble l’avenir de Montluel

Une commune progresse lorsque chacun.e peut participer au débat public.

Nous invitons les Montluistes qui souhaitent mieux comprendre notre action à venir échanger avec nous. Vos remarques, vos propositions et votre expérience du terrain nourrissent notre réflexion et renforcent notre action au conseil municipal.

Si vous partagez notre volonté de construire une ville plus démocratique, plus solidaire et plus écologique, n’hésitez pas à rejoindre notre collectif ou à soutenir notre démarche.

En attendant la rentrée, toute l’équipe de Mieux vivre à Montluel vous souhaite un excellent été. Nous serons heureux de vous retrouver dans les prochains mois pour poursuivre, à vos côtés, ce travail de propositions et d’engagement au service de notre commune.

Nous restons à votre écoute :
📍 Notre permanence du dimanche matin au 13 rue Notre-Dame-des-Marais reprendra à la rentrée. Pour rappel, vous pouvez nous rencontrer sur simple rendez-vous.
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