L’accès aux soins est aujourd’hui l’une des préoccupations majeures des Montluistes.

Or depuis le mois d’avril, notre commune de près de 7 000 habitants ne compte plus de médecin généraliste. Cette situation fragilise de nombreuses familles, des personnes âgées, des patients atteints de maladies chroniques qui se retrouvent sans médecin traitant, mais aussi de nombreux habitants qui rencontrent des difficultés pour se déplacer. 

Lors du conseil municipal d’avril, nous avons souhaité revenir sur ce sujet essentiel.

Le constat d’une urgence, mais toujours pas de solution durable

La municipalité a apporté plusieurs éléments d’information. Elle a indiqué que le recensement des habitants sans médecin traitant est assuré par la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS), grâce à un dispositif permettant aux personnes concernées de se déclarer via un QR code disponible dans les pharmacies et cabinets médicaux. Les données sont gérées par la CPTS dans le respect de la confidentialité. 

La mairie a également rappelé que la CPTS oriente en priorité les personnes les plus vulnérables (personnes âgées isolées, patients en affection de longue durée…) vers les cabinets médicaux susceptibles de les accueillir. 

A date, plusieurs centaines de patients du D. Armancea n’ont plus de médecin traitant !

Autre information importante : depuis le 1er janvier 2026, Montluel est classée en Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP). Ce classement ouvre désormais droit à des aides financières de l’Agence Régionale de Santé et de l’Assurance maladie pour les médecins qui souhaiteraient s’installer sur notre commune. La mise en place d’une cabine de téléconsultation répond à une situation d’urgence et peut apporter une aide dans certaines situations. Mais elle ne remplace pas une offre médicale de proximité.

Pour Mieux vivre à Montluel, cette situation résulte d’un manque d’anticipation accumulé au fil des mandats, malgré des promesses répétées de centres de santé. Aujourd’hui, les habitants attendent une stratégie ambitieuse : investissements, partenariats avec les professionnels de santé, accompagnement des installations… autant de leviers qui doivent être mobilisés pour reconstruire une offre de soins de proximité. 

A ce jour, aucun projet concret d’installation de nouveaux médecins n’a été présenté. Les dispositifs d’aide existent désormais ; il reste à les transformer en résultats.

Nous continuerons donc à suivre ce dossier avec vigilance et à demander qu’une stratégie globale soit présentée au conseil municipal. Les Montluistes ont besoin de visibilité et, surtout, d’un accès durable à un médecin de proximité.

L’accès aux soins n’est pas un sujet secondaire : c’est un service essentiel qui conditionne la qualité de vie et l’attractivité de notre commune !