• Résumé

    Ce deuxième conseil municipal a malheureusement donné le ton d’un fonctionnement autoritaire, peu respectueux de l’opposition. La majorité au conseil est pour l’instant silencieuse, visiblement muselée par le maire. Nous avons exprimé une forte inquiétude pour les Montluistes :

     

    1.Un constat d’échec des derniers mandats : la municipalité n’est pas parvenue à faire venir des médecins et perd la seule médecin qui restait, le docteur Armancea.

     

    Cette situation met en grande difficulté de nombreux habitants et habitantes.

     

    2. L’AbriCôtière, malgré ses actions qui fonctionnent et dont la reconnaissance n’est plus à prouver, doit quitter fin mai le local situé au pied de la tour des Peupliers (tout comme les associations qu’elle héberge), sans savoir si elle pourra continuer alors même que la municipalité va reprendre le local dans le cadre de la Politique de la ville.

     

    Dans une période difficile, la municipalité met en péril des acteurs sociaux : après les Restos du cœur, une nouvelle association est en danger.

     

    3. A côté de l’école Saint-Exupéry, aucune transparence sur le projet urbain envisagé ;

     

    4. Refus d’étudier l’opportunité d’une commission de consultation citoyenne pour donner la parole aux usagers des services publics ;

     

    5. Refus de communiquer un bilan du fonctionnement de la vidéoprotection, mais la municipalité va continuer à investir dessus ;

     

    6. Aucune désignation d’élus et élues d’opposition au-delà du minimum obligatoire qu’il s’agisse de l’Office municipal de la culture de Montluel – l’OMCM – où 4 places étaient disponibles ou du Comité social territorial – le CST – instance paritaire qui rassemble des membres du conseil municipal et des services municipaux : 5 places étaient possibles dont une pour l’opposition.

     

    Accorder des places à l’opposition au sein de ces instances n’aurait en rien modifié les décisions de la majorité. Cela aurait toutefois constitué un signal d’ouverture envers le groupe Mieux vivre à Montluel, en reflétant la pluralité issue des élections et en renforçant la transparence. Ces propositions ont pourtant été rejetées.

     

    7. Le maire a doublé ses frais de représentation (2000€ par an) et refusé toute explication.

     

    Conclusion : transparence 1/5, ouverture 0/5, démocratie citoyenneté 1/5, langue de bois 5/5

    Compte rendu

    Tout au long du conseil, Mieux vivre à Montluel a fait des propositions concrètes et rappelé la nécessité d’un travail en bonne intelligence pour l’intérêt général.

    Commissions obligatoires : une ouverture limitée à l’opposition municipale

    Le conseil municipal a procédé à la désignation des représentants dans les commissions obligatoires et instances externes. Conformément à la représentation proportionnelle, Mieux vivre à Montluel siégera notamment à la CAO (Commission des Appels d’Offres), à la commission DSP (qui se penchera sur le renouvellement de la Délégation de Service Public du Pôle Petite Enfance l’année prochaine) et au CCAS (Comité Communal d’Action Sociale).

     

    Nous avons insisté sur la création attendue de la commission communale pour l’accessibilité, obligatoire mais absente lors du précédent mandat. Sa mise en place est annoncée pour juin. Plus largement, Isabelle Gallaga a plaidé pour la création rapide de commissions thématiques communales à l’instar de nos voisins de la 3CM (Finances, Urbanisme/Environnement/Travaux, Ecoles/Jeunesse/Familles, Solidarités et Santé, etc.), et d’une commission Politique de la ville.

     

    Le maire a assuré qu’elles sont en préparation en vue du conseil de juin.

     

    👉 Le maire a refusé de nous accorder une représentation dans plusieurs instances locales (OMCM, EHPAD, Comité social territorial, Pôle petite enfance, Conseil des écoles), ce qui constitue un point de vigilance en matière de pluralisme et de participation.

     

    👉 Enfin, MVM a proposé d’étudier la création d’une commission consultative des services publics locaux (CCSPL), outil de transparence permettant d’associer les usagers au fonctionnement des services publics (notamment dans le cadre de la DSP du pôle petite enfance), complémentaire de la commission DSP, mais cette proposition a été refusée.

    Extension de la vidéoprotection : demande de transparence sans réponse

    Albane Colin pour Mieux vivre à Montluel a demandé un bilan chiffré du dispositif de vidéoprotection existant (caméras, couverture, coûts), en soulignant des dysfonctionnements constatés, et a réaffirmé notre priorité donnée à la présence humaine dans l’espace public.

     

    👉 Le maire a évoqué le désengagement de l’État et la hausse des incivilités, sans répondre à la demande de données précises.

    Compte Financier Unique 2025 : une situation positive mais fragile

    Isabelle Gallaga pour Mieux vivre à Montluel a fait le constat suivant : un résultat excédentaire (1,88 M€), principalement lié aux reports des années précédentes et pas à la performance 2025, tandis que la capacité d’autofinancement est en nette baisse, avec une CAF nette très faible (75 K€), bien inférieure aux annonces initiales.

     

    Les investissements réalisés en 2025 (environ 2 M€) ont été financés en grande partie par les excédents passés et par l’emprunt (800K€), confirmant une stratégie reposant sur la vente de patrimoine et l’endettement. Que fera-t-on lorsqu’il n’y aura plus de parcelle communale à vendre ?

     

    👉 En conclusion, malgré une situation encore positive, les équilibres restent fragiles, avec des dépenses en forte hausse et une capacité limitée à financer de nouveaux projets.

    L’AbriCôtière : des activités utiles menacées dès fin mai

    L’association L’AbriCôtière anime depuis plus de trois ans un lieu central au quartier des Peupliers, proposant de nombreuses activités sociales, éducatives et culturelles utiles aux habitants. Julie Milan pour Mieux vivre à Montluel a interrogé la majorité afin de connaître les intentions de la municipalité pour l’avenir du local et la poursuite de ces activités dans l’intérêt général.

     

    Le maire a confirmé la volonté de reprise du local du 138 rue du Torrent par la municipalité pour l’intégrer à la Politique de la ville. Concrètement, cela signifie que L’AbriCôtière ne pourra plus gérer le lieu comme aujourd’hui. La municipalité prévoit de lancer des appels à projets, et l’accès au local dépendra désormais de candidatures et de financements futurs.

     

    👉Aucune garantie n’est donnée pour la continuité immédiate des activités.

    👉Aucune solution transitoire n’est proposée à ce stade.

     

    Or, dès fin juin, la convention actuelle avec Dynacité arrive à échéance avec un état des lieux programmé fin mai avec une fin programmée des activités.

     

    Cela fait peser un risque clair : l’arrêt brutal d’activités essentielles dans le quartier des Peupliers (aide aux devoirs, ateliers couture, actions de prévention, lien social avec notamment la fin de la cantine participative de l’association CMoaKiffé, etc.). Ces actions existent, fonctionnent et répondent déjà pleinement aux objectifs de la politique de la ville. Pourtant, leur continuité est aujourd’hui conditionnée à une procédure incertaine, sans assurance pour les habitants ni pour les bénévoles engagés. La réponse du maire n’a pas permis d’apporter de solution concrète à court terme pour éviter l’interruption des actions.

     

    👉Nous demandons à la municipalité de permettre la continuité des actions menées dans l’intérêt général des Montluistes, notamment celles et ceux qui vivent dans le quartier prioritaire de la ville aux Peupliers et à la Maladière.

    Départ du dernier médecin généraliste : une situation préoccupante pour l’accès aux soins

    Initialement préoccupante, la situation de l’accès aux soins à Montluel devient critique avec le départ annoncé du dernier médecin généraliste de la commune. Le maire a en effet annoncé le départ de la Docteur Armancea à la fin du mois, sans solution immédiate de remplacement.

     

    Malgré des actions évoquées (groupe de travail, dispositifs via la Communauté professionnelle territoriale de santé dite CPTS et plus récemment le classement de Montluel en zone prioritaire pour cause de déficit de l’offre de santé), aucune réponse concrète à court terme n’est apportée pour les patients, qui devront désormais chercher un nouveau médecin traitant.

     

    👉 Une situation qui laisse craindre une aggravation de l’accès aux soins à Montluel, en particulier pour les habitants les plus fragiles. Dans ce contexte d’urgence, nous réaffirmons la nécessité d’agir rapidement, sans attendre des projets à long terme : mieux orienter les habitant-es, identifier les Montluistes sans médecin traitant et mobiliser les ressources médicales du territoire.

     

    👉 Notre objectif reste clair : garantir une continuité d’accès aux soins pour tous les Montluistes, en particulier les plus fragiles, grâce à des actions concrètes et immédiates.

     

    👉 Nous invitons la municipalité à informer les Montluistes afin que les patients récupèrent au plus vite leur dossier médical et se signalent afin de trouver un nouveau médecin traitant.

    Aménagement du terrain du 287 cours de Condé : un manque de visibilité qui interroge

    La question posée par Djillali Boussebha pour Mieux vivre à Montluel visait à connaître les orientations de la commune pour ce terrain stratégique, situé à proximité immédiate de l’école Saint-Exupéry, avec des enjeux en matière de qualité de vie, d’espaces verts et d’équilibre urbain. En réponse, le maire a confirmé l’acquisition comme une opportunité foncière, mais sans apporter aucune orientation claire ni calendrier, indiquant que la réflexion interviendrait après démolition.

     

    👉 Cette absence de visibilité sur un projet aussi structurant interroge et souligne la nécessité de mettre en place rapidement une commission urbanisme, afin de travailler ces sujets en transparence et bonne intelligence avec l’ensemble des élu·es du conseil municipal, dans l’intérêt des Montluistes

    Biodiversité : des pratiques qui doivent évoluer

    Albane Colin pour Mieux vivre à Montluel a expliqué comment la tonte systématique des espaces verts limite la biodiversité, en empêchant le développement des fleurs et des insectes pollinisateurs et proposé d’adopter une gestion différenciée des espaces verts. Elle a également alerté sur la prolifération du frelon asiatique qui menace les abeilles et la nécessité de mener des actions de prévention dès le printemps.

     

    En réponse, la municipalité a indiqué que les espaces verts sont entretenus en partie via le mulching (technique visant à laisser sur place les herbes coupées) et qu’un plan de gestion différenciée est en cours, avec des tontes adaptées selon les zones et leur fréquentation. Concernant le frelon asiatique, des pièges sont mis en place depuis 2025 par les services techniques en coordination avec la 3CM et une procédure est prévue pour signaler et traiter les nids, avec un appui possible pour les particuliers.

     

    👉 Si des actions sont engagées, la question de fond reste celle de renforcer une approche préventive, afin d’éviter d’intervenir uniquement une fois les déséquilibres installés.

    Hausse du coût de l’énergie : comment accompagner les populations les plus touchées ?

    Xavier Perrin pour Mieux vivre à Montluel a alerté sur les conséquences attendues de la hausse du coût de l’énergie, susceptibles de fragiliser le pouvoir d’achat des Montluistes, notamment les plus vulnérables. Nous proposons d’anticiper à l’échelle locale via des actions de solidarité (soutien aux associations), le développement des transports accessibles et des initiatives autour de l’alimentation (circuits courts, épicerie solidaire).

    En réponse, le maire, bien que se disant d’accord sur le constat, considère que ces enjeux relèvent principalement de la compétence de l’État. Il a mis en avant certaines actions déjà menées, comme les circuits courts ou le soutien aux Restos du Cœur, tout en soulignant les limites financières des collectivités et appelle à une meilleure prise en charge par l’État.

    👉 Cette réponse n’apporte pas de mesure nouvelle à notre échelle pour faire face à cette situation.

    👉 Rappelons que les bénéficiaires des Restos du Cœur — environ 60 familles de Montluel — doivent depuis fin mars se rendre à Meximieux ou Miribel par leurs propres moyens. Cette situation complique fortement l’accès à l’aide alimentaire pour les plus fragiles : moins de la moitié des bénéficiaires parviennent aujourd’hui à maintenir cet accès dans ces conditions. Aucune date de reprise des activités des Restos du Cœur à Montluel n’a été annoncée à ce jour.